Enseignement à distance

Un nouveau dispositif d’enseignement à distance par l’ancien directeur du Cours d’Armor

Scolarité

L’ancien fondateur et directeur du Cours d’Amor de Saint-Brieuc crée un nouveau dispositif d’enseignement à distance. Il s’adresse aux jeunes collégiens ou lycéens déscolarisés.

Nouveau dispositif d'enseignement à distance
Image par Alissa De Leva de Pixabay

Comme nous vous l’annoncions en septembre 2019, le Cours d’Armor n’a pas pu poursuivre ses activités pour la rentrée scolaire 2019/2020 (Lire sur La Revue du Zèbre). Cet établissement accueillait, depuis 3 ans, 18 élèves inadaptés au système scolaire classique, dont certains à haut potentiel intellectuel (HPI). « Nous étions deux salariés, moi-même à plein temps et une deuxième personne à mi-temps, rappelle François Chabanel qui avait fondé et dirigeait l’établissement. Compte tenu de cette diversité de profils d’élèves, il nous aurait fallu, pour poursuivre dans de bonnes conditions, une plus grande capacité d’encadrement. Voilà pourquoi, malgré de bons retours des parents et des élèves, nous avons dû fermer. »

Une décision qui résulté également de problèmes d’ordre financier, confie François Chabanel à La Revue du Zèbre. Au cours de ses deux premières années d’activité, le Cours d’Armor a, en effet, bénéficié d’une subvention de la Fondation pour l’Ecole. Elle s’élevait à 15 000 € annuels, en moyenne. Or, pour sa troisième année d’existence, la structure n’a reçu que 2 000 € de la part de la Fondation. « Elle soutient en effet des projets pédagogiques innovants, mais généralement pendant une période limitée », regrette François Chabanel.

François Chabanel n’a pas dit son dernier mot

Mais ce dernier n’a pas dit son dernier. Il compte bien poursuivre son action en faveur des élèves qui ont du mal à s’adapter à l’école classique. C’est pourquoi il annonce le lancement d’un nouveau dispositif d’enseignement à distance. Il s’adresse aux élèves du secondaire déscolarisés. Pour son contenu, l’équipe pédagogique puisera dans les contenus des programmes de l’Education Nationale. « Mais la philosophie sera bien différente, précise François Chabanel. Nous prendrons appui sur l’élève. »

A ce titre, ce nouveau dispositif d’enseignement à distance visera à « inciter l’élève à approfondir les matières qu’il aime et pour lesquels il est le plus doué, poursuit-il. Tout en fixant, avec lui, des objectifs modestes, dans des matières qu’il aime moins ou rencontre des difficultés. » La démarche consiste à permettre à l’élève de trouver du sens dans ce qu’il faut. « C’est un besoin que ressentent particulièrement les adolescents à profil HPI pour s’impliquer », estime François Chabanel.

Les jeunes qui participeront à ce nouveau dispositif d’enseignement passeront également des examens. « Cependant, le travail entrepris avec l’élève aura une visée bien plus profonde d’épanouissement intellectuel et émotionnel », ajoute son initiateur. Côté pratique, les élèves se retrouveront en groupes de 7 maximum. Le tout sous la supervision d’un enseignant, au moins deux heures par jours. « Ces conditions favoriseront des échanges en confiance, rassure François Chabanel. L’enseignant et l’élève apprendront ainsi à bien se connaître. »

De 400 € à 500 € par mois

Pour participer à ce nouveau dispositif d’enseignement à distance, les adolescents devront savoir faire preuve d’autonomie. Leurs parents devront dépenser 400 € par mois pour les collégiens et 500 € par mois pour les lycéens. Sur une période de dix mois. Parmi eux, se trouveront probablement quelques jeunes HPI en rupture avec le système scolaire classique. Si tant est que leur famille dispose des ressources nécessaires pour leur faire profiter de ce nouveau dispositif…

« Les HPI ont besoin d’interlocuteurs qui peuvent les écouter et dont la vision de l’enseignement dépasse le cloisonnement par matières. Les enseignants auxquels je ferai appel seront formés à une écoute active, à ce décloisonnement. Mais aussi à la définition d’objectifs personnalisés, explique François Chabanel. La souplesse induite par une feuille de route sur le court-terme et sur e long-terme tranche avec les accompagnements à distance « classiques ». »

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