Sous-détection des femmes HPI

Sous-détection des femmes surdouées : Neon raconte l’histoire de Marion, testée à 34 ans

Adultes

Le magazine Neon s’intéresse au problème de la sous-détection des femmes HPI. Il donne la parole à Marion, 4 ans, qui a découvert qu’elle était surdouée à 34 ans. Elle a ensuite appris que les petites filles étaient moins souvent testées, pour des raisons principalement culturelles.

Sous-détection des femmes HPI
Couverture du numéro d’octobre 2020 de Neon (DR : Neon)

Le 13 novembre 2020, le magazine Neon a publié un article sur son site à propos de la sous-détection des femmes HPI (Haut Potentiel Intellectuel). Il brosse le portrait de Marion qui a découvert son HPI à 34 ans. Elle raconte son enfance de « petite fille très timide ». Elle n’avait « pas les mêmes goûts que les autres enfants de [son] âge. » Et « rêvai[t] de devenir adulte, pensant que ce serait plus simple. »

Marion a grandi. Devenue mère, « c’est à travers le parcours de [son] fils qu’[elle s’est] mise à [se] poser des questions. » Il est HPI. Alors, sa mère se documente. Elle lit et se reconnaît rapidement dans le profil du haut potentiel intellectuel. Ses découvertes la pousse à passer le test. Elle espère ainsi se « connaître, finalement. » Résultat : Marion est HPI. Elle l’apprend à 34 ans.

Les femmes HPI passent-elles à côté de leur potentiel ?

Mais elle se pose des questions. Elle en parle à la pédopsychiatre de son fils. Petite, elle était comme lui. Mais ne bénéficiait pas d’autant d’attention. « Oui, mais vous étiez une fille », lui répond la spécialiste. Cette dernière constate une sous détection des femmes HPI. Selon elle, elles se sur-adaptent et intériorisent leur sentiments. A l’inverse, « les petits garçons expriment leur mal-être », note l’article. Une vision légèrement binaire. Tous les HPI ne s’expriment pas de la même manière. Mais les différences s’expliquent-elles par le genre ? Pas certain.

Toujours est-il que, d’après la pédopsychiatre du fils de Marion, la sous-détection des femmes HPI s’expliquent par l’autocensure qu’elles s’appliquent. Dès lors, elles « ont tendance à passer à côté de leur potentiel. »

De l’exemple de Marion, Néon s’interroge : « Pourquoi deux, voire trois, garçons sont identifiés haut potentiels pour une seule fille ? » Le magazine avance des explications d’ordre culturel à la sous-détection des femmes HPI. Elles « passent sous les radars, tandis qu’on encourage plus les garçons à développer leur potentiel. » Le réseau Canopé confirme d’ailleurs cette sous-détection des femmes HPI : « En classe, aux filles le rappel des savoirs, aux garçons la proposition de solutions innovantes ».

Si vous constatez, d’après votre expérience, cette sous-détection des femmes HPI, n’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires. Vous pouvez aussi contacter La Revue du Zèbre par mail à revueduzebre@gmx.com.

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