Quotient intellectuel : les généralités de Michel Cymes sur RTL

Brèves

Retour sur la chronique de Michel Cymes sur le quotient intellectuel, dans la matinale de RTL, mardi 7 mai 2019…

Michel Cymes RTL
Michel Cymes tient une chronique dans la matinale de RTL (Photo : RTL)

Michel Cymes a récemment « éclairé » (c’est tiré du titre de la chronique) les auditeurs de RTL sur le quotient intellectuel (QI). Le médecin généraliste et chirurgien spécialiste de l’ORL y tient la chronique Ça Va Beaucoup Mieux le matin. Selon le site Internet de la radio, il y donne « des conseils simples et pratiques pour se lever du bon pied et passer une bonne journée ».

Il s’est penché sur la question dans son intervention de mardi 7 mai 2019. Le présentateur de la matinale de RTL, Yves Calvi, l’a lancé avec la question suivante : « Existe-t-il une limite au quotient intellectuel ? ». Départ en trombe du docteur qui répond, sans hésiter : « Non, même si on en connaît personne dont le QI dépasse 230 ». Le cadre est posé.

Plus de cortex, plus de QI ?

Le docteur-chroniqueur imagine ensuite que le chiffre qu’il a précédemment évoqué pourrait un jour être dépassé. Selon lui, il est impossible de prévoir comment le cortex humain va évoluer. Par conséquent, on ne peut évaluer « l’importance des nouvelles connexions susceptibles de se former entre nos neurones ».

S’ensuit une présentation des différentes catégories d’intelligences, selon les moyennes des scores : moyenne entre 90 et 110 (un peu plus de 50 % de la population). Supérieure entre 110 et 120 (environ 15 % de la population). Surdoué au-dessus de 130 (3 % de la population).

Michel Cymes évoque ensuite les « problèmes » que peuvent rencontrer certains surdoués dans leur adaptation au monde. Celui-ci est « conçu pour le plus grand nombre », assure le médecin. Il explique que « les surdoués peuvent parfois se sentir seuls ».  Et ajoute que certains « s’ennuient à l’école parce qu’ils comprennent tout avant que le prof ait terminé sa démonstration ».

Albert Einstein et Terrence Tao

On en arrive alors à la partie « grand spectacle » avec l’évocation réglementaire du « QI de 160 » d’Albert Einstein. « Cela relève du génie », précise-t-il, au cas où. Et pourtant, « il y a mieux », rebondit Michel Cymes ! Il fait référence à Terence Tao, un mathématicien australien au QI de 230 qui a notamment remporté la médaille Fields.

Ce qui amène à la conclusion de la chronique où le généraliste évoque la possibilité que ses auditeurs cherchent à « vérifier s’[ils ne sont] pas, sur un malentendu, le nouveau Terrence Tao ». On sait jamais, c’est vrai. Ils met en garde les éventuels candidats contre les « arnaques qui circulent sur Internet » et préconise de se tourner vers un psychologue agréé.

Michel Cymes conseille, par ailleurs, de « ne pas paniquer si le résultat vous déçoit ». Il rappelle que les tests de QI actuellement utilisés « n’évaluent que la logique, la compréhension et votre aptitude à l’analyse ». Tout en précisant que « nombreux sont les psychologues qui estiment que ce type d’évaluation de l’intelligence d’une personne ne tient pas compte de certains de ses aspects comme l’intelligence émotionnelle ou relationnelle. »

Autant le dire : cette chronique n’a pas grand chose d’original. Le traitement du sujet reste superficiel. Et Michel Cymes ne manque pas d’y apporter une touche de sensationnel. Selon vous, malgré tout, ce type de chronique peut-il être positif pour la compréhension de la précocité intellectuelle ?

2 thoughts on “Quotient intellectuel : les généralités de Michel Cymes sur RTL

  1. ça n’a aucun intérêt, et ça contribue à augmenter l’étrangeté du HPI, et même à la pathologiser avec ses porblèmes d’intégration qui seraient liés. L’intégration est une injection, une personne qui a un monde en soi n’éprouve pas le besoin de se méler à la majorité de ses semblables, et préfère se concentrer sur ses passions pour créer.
    Le potentiel émotionnel et relationnel – intégrez-vous ! – n’a pas de base scientifique il me semble. Et puis même si on peut l’évaluer, je pense qu’il doit évoluer pendant la vie. Et son score doit varier selon l’état d’esprit et psychologique de la personne. C’est peut-être le contre-coup de la surmédiatisation du QI; par soucis de démocratisme et dans une époque de communication basée sur l’émotion, les capacités inteelectuellement d’analyse et dediscernement passe à l’arrière-plan. Tout ce qui compte, c’est communqiuer ! Communiquer, c’est bien, mais communiquer quoi ? Ça, personne ne le dit.

  2. ça n’a aucun intérêt, et ça contribue à augmenter l’étrangeté du HPI, et même à la pathologiser avec ses porblèmes d’intégration qui seraient liés. L’intégration est une injonction, une personne qui a un monde en soi et n’éprouve pas le besoin de se méler à la majorité de ses semblables, parce qu’il préfère se concentrer sur ses passions pour créer n’est pas normal…
    Le potentiel émotionnel et relationnel – intégrez-vous ! – n’a pas de base scientifique il me semble. Et puis même si on peut l’évaluer, je pense qu’il doit évoluer pendant la vie. Et son score doit varier selon l’état d’esprit et psychologique de la personne. C’est peut-être le contre-coup de la surmédiatisation du QI; par soucis de démocratisme et dans une époque de communication basée sur l’émotion, les capacités inteelectuellement d’analyse et dediscernement passe à l’arrière-plan. Tout ce qui compte, c’est communqiuer ! Communiquer, c’est bien, mais communiquer quoi ? Ça, personne ne le dit.

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