L’orthopédagogue apprend aux enfants et aux adultes HPI à apprendre

Brèves Scolarité

France Bleu Drôme Ardèche présente le métier d’orthopédagogue dans une émission diffusée le 28 septembre 2020. La station de radio y interroge Adeline Colson qui intervient auprès de jeunes HPI ou TDAH. Mais aussi d’adultes en reconversion professionnelle ou qui trainent des difficultés liées à l’école. Elle les aide à apprendre à apprendre…

orthopédagogue
Capture d’écran du site Internet d’Adeline Colson, orthopédagogue

Lundi 28 septembre 2020, France Bleu Drôme Ardèche a consacré son dossier du jour à l’orthopédagogie. La station locale de Radio France a diffusé une émission de 52 minutes. Présentée par Nelly Sorbier, elle s’intitule « Apprendre à apprendre » et reste disponible à la réécoute en ligne. (N’hésitez pas, il y a Sarbacane de Francis Cabrel en programmation musicale en plus !)

Mais qu’est-ce que l’orthopédagogie ? « Je définis l’orthopédagogue comme un enquêteur du cerveau », résume Adeline Colson qui est elle-même orthopédagogue. Elle était l’invitée de l’émission de France Bleu Drôme Ardèche. « On va aller prendre des indices sur le mode de fonctionnement de la personne pour l’aider à mieux apprendre et aussi à mieux se connaître », poursuit-elle.

L’intervention de l’orthopédagogue s’articule avec celles des neuropsychologues, neuromotriciens, orthophonistes et autres ergothérapeutes. La pratique reste encore confidentielle en France. Mais le Québec, au Canada, compte des orthopédagogues depuis les années 1960. Ils sont également nombreux en Belgique.

Enfants HPI ou TDAH mais aussi adultes

Par son travail d’investigation sur le fonctionnement cérébral de son patient, l’orthopédagogue révèle les difficultés que celui-ci présente. Elles se développent généralement sur le plan des connaissances, des stratégies et des processus cognitifs. A ce titre, l’orthopédagogie peut s’avérer efficace chez des enfants atteints de troubles de l’apprentissage, comme la dyslexie. Mais également des jeunes qui présentent des troubles de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Les élèves à haut potentiel intellectuel (HPI) qui rencontrent des difficultés d’intégration ou d’adaptation au système scolaire peuvent, eux aussi, profiter de cette prise en charge.

L’orthopédagogue intervient préventivement ou avec des objectifs de rééducation. Il vise à accompagner le patient pour l’aider à progresser au mieux dans son apprentissage scolaire. L’orthopédagogie s’adresse donc évidemment aux enfants. Principalement ceux en difficulté ou en échec scolaire. Mais les adultes aussi peuvent consulter. « Notamment ceux qui n’ont pas su s’adapter au système scolaire ou qui, au contraire, se sont suradaptés », précise Adeline Colson sur France Bleu Drôme Ardèche. Elle rencontre, par ailleurs, des personnes en reconversion professionnelle, en reprise d’étude ou qui cherchent à optimiser leurs fonctions exécutives dans le cadre de leur emploi.

Orthopédagogue contre kinésthésie

L’émission de France Bleu Drôme Ardèche donne aussi la parole à Céline Bouite qui a consulté Adeline Colson, après un burn-out. « Quand j’ai remonté la pente, j’avais très peu confiante en moi. Je m’étais mis énormément de barrières depuis l’enfance. Elle m’a aidé à reprendre confiance en moi, à sauter quelques barrières psychiques. Et elle m’a aussi appris comment j’apprenais. Je n’ai pas fait d’études, mais c’est hyper frustrant car je sais que j’aurais pu en faire des longues si j’avais su plus tôt comment j’apprenais », raconte-t-elle.

Chez Céline Bouite, Adeline Colson a identifié une tendance à la kinésthésie. « C’est l’apprentissage par le corps, explique l’orthopédagogue. Céline a découvert que son doigt était le prolongement de sa pensée. Par conséquent, quand elle apprenait, il fallait qu’elle repasse dessus avec son doigt pour mémoriser. » Comme quoi, parfois, il suffit de peu – juste un doigt – pour réaliser de grandes avancées !

5 thoughts on “L’orthopédagogue apprend aux enfants et aux adultes HPI à apprendre

  1. Petite précision : l’orthopédagogie n’est pas « contre » la kinesthésie mais l’utilise et la met en avant dans les différentes entrées d’apprentissages car elle n’est pas assez souvent utilisée.
    Je me permets, c’est le psychomotricien et non pas neuromotricien, j’ai surement mal articulé.
    En vous remerciant en tout cas !
    Cordialement

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