Les Echos expliquent aux entreprises comment exploiter le potentiel des surdoués…

Brèves Travail

Pour Les Echos, les salariés à haut potentiel intellectuel représente une « mine d’or » pour les entreprises. Mais au lieu d’analyser les éventuels problèmes auxquels ils peuvent se heurter, le journal préfère expliquer aux patrons comment les débusquer pour mieux « exploiter le potentiel des surdoués« …

Les Echos pensent qu'il faut mieux exploiter le potentiel des surdoués
Capture d’écran de la section « Business » des Echos où l’article expliquant comment exploiter le potentiel des surdoués est publiés (DR : Les Echos)

Le 28 mai 2019, Les Echos ont publié sur la page « Business » de leur site Internet, un article intitulé « Talents atypiques : une mine d’or peu exploitée par les entreprises ». Il part du principe que les salariés « multipotentiels, atypiques, hauts potentiels intellectuels (HPI) » seraient « les mieux placés pour s’inscrire dans le futur de l’entreprise ». Ainsi, il faudrait savoir les identifier pour « exploiter » au mieux leurs potentiels…

Mais, selon l’article, la démarche serait compliquée « tant leurs particularités sont diverses, leurs carrières sinueuses et leurs échecs nombreux ». Autant le dire d’emblée, l’analyse n’est pas fine. Elle se base sur des généralités et part du principe que les personnes à haut potentiel ont du mal à s’intégrer à l’entreprise. Mais aussi qu’elles chercheraient à se cacher « par peur du harcèlement » au travail.

Pour exploiter le potentiel des surdoués, il faut d’abord les débusquer…

Pour résumer, selon Les Echos, les dirigeants d’entreprise devraient se lancer dans la chasse aux surdoués pour mieux en exploiter leur potentiel créatif. L’idée n’est pas d’œuvrer à leur bien-être mais bien de tirer profit de leurs capacités. Car, comme l’explique Myriam Ogier, auteure du livre « Un cerveau droit au pays des cerveaux gauche » citée dans le papier, les HP sont « capables de penser en dehors des clous ». Ils auraient ainsi la possibilité d’offrir « une vision global » à leur employeur. Celui-ci pourrait alors les exploiter comme un « atout » dans un contexte de transformation numérique et de montée en puissance de l’intelligence artificielle.

Mais, alors, comment identifier les surdoués éventuellement présent dans une entreprise ? Pour cela, il faudrait modifier les critères d’évaluation des salariés. Car, chez les personnes HP, « la performance est fluctuante ». Selon l’article, leur humeur dépendrait de leur environnement. De plus, les surdoués ne souhaiteraient pas se mettre en avant et auraient une fâcheuse tendance à se dévaloriser…

Des plateformes et des conférences pour les dirigeants d’entreprises

Alors, il faut aider les patrons à dénicher ces pépites. Pour mieux les exploiter ensuite. Pour cela, les initiatives se multiplient. Les Echos parlent ainsi de la plateforme Hipip in. Elle met en relation des candidats avec des recruteurs en proposant des outils d’évaluation des talents, de leurs aptitudes et de leurs personnalités. L’article promeut également un cycle de conférences initié par Myriam Ogier en 2018. Des rendez-vous organisé dans le cadre du cercle « Les innovant et les intuitifs ». Celui-ci vise à aider les entreprises et les recruteurs à « mieux détecter, fidéliser et intégrer ces profils multipotentiels ».

Depuis que la thématique de la douance a la côte dans les médias généralistes, ce type d’articles est fréquent. Ils ne s’intéressent pas aux surdoués, en tant qu’individus, mais plutôt à leurs capacités. Un potentiel qu’il faudrait exploiter, dont il faudrait tirer profit. Alors que, comme n’importe qui, les surdoués cherchent avant tout à s’épanouir et évoluer dans des environnements professionnels et sociaux sains.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quel est votre rapport à ce culte de la performance en entreprise ?

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