Les défenseurs de l’IEF en France se mobilisent contre la possible interdiction

Scolarité

Les défenseurs de l’IEF en France se sont mobilisés le week-end du 21 novembre. Ils protestent contre l’annonce de l’interdiction de l’instruction en famille, par le Président de la République. Ils militent pour la préservation de leur liberté d’enseignement.

Défenseurs de l'IEF
Photo d’illustration (Photo by Mika Baumeister on Unsplash)

De nombreux Français qui défendent l’instruction en famille (IEF) ont manifesté ce week-end. Ils s’estiment injustement traités par le Président de la République, Emmanuel Macron. Ce dernier, dans un discours prononcé le 2 octobre 2020, a annoncé l’interdiction de l’IEF à partir de la rentrée 2021. Les défenseurs de l’IEF dénoncent, d’une part, l’imprécision législative de la déclaration du Président de la République. « Cette déclaration de M. Macron est problématique du point de vue de la séparation des pouvoirs. Car il a affirmé que l’IEF allait être interdite à la rentrée de 2021 sans mentionner que c’était une proposition qui devait être soumise au processus législatif », détaille un communiqué de presse pour le Weekend Extraordinaire Pour la Liberté de l’Instruction (WEPLI).

Séparation des pouvoirs, amalgames et séparatisme

Mais ce qui énerve le plus les défenseurs de l’IEF en France, ce sont « les amalgames en tout genre faits par le gouvernement », poursuit le communiqué de presse. Ce dernier juge ces amalgames « intolérables ». En effet, l’annonce d’Emmanuel Macron est intervenue dans un discours qui présentait la stratégie du gouvernement contre le « séparatisme islamiste ». Sauf que la très grande majorité des familles qui recourent à l’IEF font ce choix pour des raisons qui ne relèvent en rien du « séparatisme islamiste ». Les explications sont multiples. Parmi elles, le haut potentiel intellectuel (HPI), la phobie scolaire, les troubles de l’attention justifient souvent le choix de l’IEF. Tout comme la pratique d’un sport de haut niveau, le mode de vie ou, parfois, des motivations idéologiques.

Les défenseurs de l’IEF déterminés

A l’heure actuelle, rien ne garantit que la loi interdira purement et simplement l’IEF en France. Le Chef de l’Etat a même précisé que des dérogations seraient accordées. Mais pour qui ? Selon quels critères ? Il n’en a pas dit plus jusqu’à présent. Malgré tout, les défenseurs de l’IEF « sont déterminés à défendre leurs droits », assure le communiqué de presse pour le WEPLI.

Ils ont donc manifesté ce week-end. Ils se sont mobilisés pour défendre ce que le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’Etat reconnaissent comme compatible avec la liberté de l’enseignement. Des rassemblements ont eu lieu à Toulouse, Chartres, Vendôme, Ploërmel… Mais aussi Limoges, Dijon, Versailles, Lille et de nombreuses autres villes françaises.

Ils ont choisi de se faire entendre au lendemain de la journée mondiale des droits de l’enfants, le 20 novembre. « Ecole publique ou privée, sous contrat ou hors contrat, instruction en famille, chaque parent doit pouvoir choisir ce qui est bénéfique pour son enfant », revendiquent les défenseur de l’IEF en France. Ils découvriront si leurs revendications ont convaincu le gouvernement au fur et à mesure de la progression du processus législatif à venir.

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