élèves surdoués

Franche-Comté : un conseiller du recteur très attentif aux élèves à haut potentiel intellectuel

Brèves Scolarité

En Franche-Comté, un conseiller du recteur s’est donné pour mission d’œuvrer au bien-être des élèves à haut potentiel intellectuel dans les écoles de la région. Il prône la communication et un accompagnement sur-mesure pour que la douance ne devienne pas un fardeau. Il se positionne également contre le saut de classe systématique.

élèves à haut potentiel intellectuel
Le conseiller du recteur de Franche-Comté ne veut pas que les élèves surdoués souffrent de leur spécificité (Photo by Plush Design Studio on Unsplash)

Dans son édition du 9 octobre 2019, L’Est Républicain publie un article intitulé « Élève à « haut potentiel », un atout qui peut devenir un handicap ». On peut évidemment s’interroger sur l’aspect potentiellement handicapant du haut potentiel (HP) en lui-même. Cela ne découle-t-il pas plutôt de « troubles » généralement associés au HP ? Il semble toutefois très intéressant de voir qu’un titre de presse « grand public » ne traite pas le sujet sous l’angle des « petits génies ». C’est donc déjà un bon début.

Le quotidien des élèves à haut potentiel intellectuel plus triste ?

L’article s’éloigne d’ailleurs de ce point de vue dès son introduction. Il rappelle notamment que beaucoup de personnes voient les jeunes surdoués comme des « petits Mozart » ou des personnages de cinéma aux capacités intellectuelles hors-norme. Alors que « la réalité quotidienne des enfants à haut potentiel est souvent plus triste », nuance l’auteur du papier. Là aussi, le choix des mots paraît maladroit. N’eût-il pas été plus juste d’expliquer que le quotidien des élèves à haut potentiel intellectuel est généralement moins « spectaculaire » ou plus « prosaïque » ? Il n’est pas forcément triste.

Mais le réel objectif de l’article est présenter l’action de Julien Roche. Il est conseiller technique du recteur de Franche-Comté pour l’adaptation scolaire et la scolarisation des élèves en situation de handicap. Dans ses fonctions, il s’est notamment donné pour mission d’œuvrer afin que le HPI « ne devienne pas une entrave », peut-on lire dans le quotidien régional.

Julien Roche préfère la communication au saut de classe

Julien Roche considère que c’est souvent au moment du passage entre l’école primaire et le collège que les difficultés peuvent apparaître pour les élèves à haut potentiel intellectuel. Fort de ce constat, il a alors nommé un référent par département. Il a pour rôle d’identifier les jeunes potentiellement concernés. Dès lors, un projet d’accompagnement personnalisé (PAP) se trouve mis en place. Julien Roche considère qu’il est indispensable de « faire du sur-mesure » pour prendre efficacement en charge chaque élève HPI.

Selon lui, le saut de classe ne se justifie pas forcément. « Quand l’âge biologique diffère trop de celui des autres adolescents, il y a un risque de rejet de l’enfant, surtout à des périodes où les évolutions comportementales sont rapides », explique le conseiller. Julien Roche prône plutôt la communication entre le corps enseignant et les parents.

Lire notre dossier sur la scolarité des élèves surdoués

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