Enfants HPI en Polynésie

Enfants HPI en Polynésie : un chercheur pointe le manque de formation des enseignants

Brèves Scolarité

Christian Tamarii est chercheur en sciences de l’éducation. A ce titre, il a rédigé une thèse sur les enfants HPI en Polynésie. Il y constate, notamment, le manque de formation des enseignants et des inégalités sociales pour la question de la détection.

Enfants HPI en Polynésie
Le docteur en sciences sociales Christian Tamarii, invité de TNTV, en Polynésie (DR : TNTV)

Sur son site Internet, TNTV retranscrit un entretien avec Christian Tamarii diffusé samedi 23 janvier 2021. Docteur en sciences de l’éducation, il a notamment rédigé une thèse sur les enfants à haut potentiel intellectuel (HPI) en Polynésie. Il y identifie, entre autres, un problème au niveau de la formation des enseignants sur la thématique dans l’archipel.

Christian Tamarii ne connaît pas le nombre exact d’enfants HPI en Polynésie. Il assure toutefois qu’il en a « trouvés dans tous les milieux sociaux, même dans les milieux défavorisés ». Le HPI, plutôt inné qu’acquis alors ? A confirmer.

Cependant, si le « rang » social n’influe, a priori, pas sur la possibilité du HPI, il conditionne néanmoins son identification. En effet, parmi les enfants HPI en Polynésie, certains passent entre les mailles du filet. En cause : le déficit de sensibilisation et de formation de leurs professeurs.

Les conséquences de la méconnaissance

« Nous avons des psychologues uniquement dans les écoles publiques, observe le docteur en sciences de l’éducation. En revanche, les écoles protestantes et les écoles adventistes n’en ont pas. L’école catholique n’en a que deux pour des milliers d’enfants. Cela oblige les parents à aller voir le libéral. » Avec, pour conséquence, des dépenses élevées. Ce qui conduit les familles les plus modestes à faire une croix sur un éventuel test de Q.I.

Dans le cadre de son travail de recherche sur les enfants HPI en Polynésie, Christian Tamarii a également constaté l’absence d’une filière spécialisée en Polynésie. Malgré tout, « ce n’est pas une thématique totalement inconnue », dans l’archipel, précise le chercheur. Il observe, en effet, que certains enseignants s’intéressent au sujet. Et s’investissent pour le faire avancer localement.

Il semble que les constats de Christian Tamarii sur les enfants HPI en Polynésie s’appliquent également sur le reste du territoire français. En métropole, comme dans les outremers, les enseignants et le personnel des écoles méconnaissent encore trop le sujet. Une situation qui entraîne, au mieux des incompréhensions. Et, malheureusement, au pire, des conséquences dramatiques avec des problématiques de phobie scolaire et de dépression chez les enfants concernés (Lire sur La Revue du Zèbre).

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