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Autistes : Le Parisien constaste la difficile insertion professionnelle des profils atypiques

Travail

Alors que le chômage augmente en France, Le Parisien fait un constat sombre de l’emploi des autistes en France. Plus des trois quarts ne travaillent pas dans le pays. Pourtant, la question est au cœur du quatrième plan gouvernemental sur l’autisme…

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Le Parisien analyse l’insertion professionnelle des autistes (Capture d’écran)

Dans un article en date du 28 décembre 2020, Le Parisien s’interroge. Les autistes sont-ils les « grands oubliés du marché de l’emploi » en France ? Une question, il est vrai, rarement abordée par la presse généraliste. Mais qui reste néanmoins pertinente au moment où, comme le note, le quotidien, « après six mois de baisse, le chômage rebondit » dans le pays. Avec une hausse de 0,9 % en novembre 2020, le nombre de chômeurs se rapproche désormais des 4 millions.

« Parmi eux, combien sont autistes », demande Le Parisien. Et le journal de doucher immédiatement nos attentes en assénant un sans appel « impossible à savoir » ! Pourquoi ? Tout simplement car ils n’apparaissent pas dans les statistiques officielles. Pour autant, selon Le Parisien, il est certain que les autistes « font partie des victimes de la crise du Covid-19 ».

Entre 76 % et 95 % d’autistes sans emploi

En effet, d’après des chiffres dévoilés par Autisme Europe dans une récente étude, 76 % à 90 % des autistes n’ont pas d’emploi en France. Une autre association, Prime Autisme, se montre même plus sombre dans ses calculs. Elle estime entre 90 % et 95 % la part des autistes en âge et capacité de travailler en milieu ordinaire, sans emploi actuellement en France.

Pourtant, l’Etat a déjà lancé quatre plans pour l’autisme. Le dernier affiche même un budget de 340 millions d’euros. Il vise à favoriser l’insertion professionnelle des autistes en France. Mais, jusqu’à présente, les entreprises ne suivent pas. Enfin pas toutes. Certaines ont recruté des autistes et ne semblent pas s’en plaindre.

C’est le cas du groupe Albéa. Spécialisé dans l’emballage de produits cosmétiques, il emploie un jeune autiste de 25 ans il y a quatre ans. Il a enchaîné deux CDD et est désormais en CDI. « L’entreprise doit, et peut s’adapter assez facilement pour intégrer quelques salariés à ses équipes », observe Cécile Tuil, directrice de la communique du groupe dans Le Parisien. De son côté, le jeune employé semble satisfait de sa situation dans l’entreprise. « Je ne m’ennuie jamais et tout le monde est sympa », se félicite-t-il dans l’article du journal national.

Dur même pour les Asperger !

Depuis peu, Albéa accueille un deuxième autiste. Il a lui intégré le service informatique. Pour intégrer ces salariés atypiques, « la gestion a d’abord été complexe car il faut s’adapter à des compréhensions différentes des consignes et des codes de l’entreprise, reconnaît la directrice de communication. Mais une fois que l’entreprise s’est adaptée, c’est très enrichissant de comprendre un autre mode de travail. »

L’article du Parisien évoque également le cas de David, autiste à haut potentiel (HP). Détecté Asperger à 36 ans, il avait précédemment pas mal galéré dans sa carrière professionnelle. Entre burn-out et chômage de longue durée. Jusqu’à qu’il obtienne le statut d’adulte handicapé et intègre le groupe Areva. L’entreprise lui a permis d’adapter ses temps et son rythme de travail pour mettre à profit ses « fenêtres de concentration réduite ». Courtes mais efficaces visiblement !

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