Annick Mélin

Annick Mélin : « échanger autour de quelque chose qu’ils aiment rassure les élèves surdoués »

Brèves Scolarité

Annick Mélin, enseignante en Belgique, spécialiste des enfants surdoués, répond aux questions du Républicain Lorrain. Elle y présente son « alternative pédagogique » pour les élèves précoces.

Un Zoo extraordinaire d'Annick Mélin
Un Zoo extraordinaire est un album réalisé par Annick Mélin en vue de l’obtention d’un Certificat universitaire pour l’intervention auprès d’enfants HPI (DR : Université de Mons)

Le Républicain Lorrain publie, sur son site Internet, l’interview d’Annick Mélin, enseignante en Belgique. Auteur de l’album Un zoo extraordinaire, elle s’intéresse aux enfants intellectuellement précoces depuis cinq ans. A ce titre, elle donne des conférences pour aider le public à mieux comprendre les jeunes à haut potentiel intellectuel (HPI). Annick Mélin a répondu aux questions du journal régional en amont de son intervention prévue le 5 juillet 2019 à la MJC de Yutz, à l’invitation de Montessori pour vous.

Dans l’entretien, elle explique qu’il existe « beaucoup de profils différents » d’enfants surdoués. L’enseignante met en garde contre les stéréotypes qui les concernent, notamment sur leur « hyper intelligence ». « Souvent, ce sont des petits mal dans leur peau, assure-t-elle. Ils sont compliqués à gérer dans une classe. Ils se voient différents des autres. »

Dans l’interview, l’une de ses phrases interroge. Elle y assure qu’un enfant est considéré comme HPI « quand son QI dépasse les 120 ». Est-ce une erreur de sa part ? Une mauvaise compréhension de la journaliste qui l’a interrogée ? Une faute de frappe ? Impossible de le dire.

« L’alternative pédagogique » d’Annick Mélin

Toujours est-il que selon Annick Mélin, les caractéristiques d’un enfant précoce « ne se limite[nt] pas à ses capacités intellectuelles ». Elle évoque ainsi un fort développement des sens et une hypersensibilité. Avec une joie « qui peut être débordante » et des colères « phénoménales ».

L’enseignante présente également sa méthode d’accompagnement des jeunes surdoués dans son activité professionnelle. Elle utilise « des outils très simples [qu’elle] appelle le booster attitude ». Derrière ce terme se cache une « alternative pédagogique » qui consiste à capter l’attention des élèves surdoués en partant de ce qui les intéresse au plus haut point. « Parler et échanger autour de quelque chose qu’ils aiment les rassure », observe Annick Mélin. Elle a, par ailleurs recours, à des « astuces émotionnelles » comme une boîte à cris, une pochette à colère ou encore un flacon coolitude. Le tout couplé à de la méditation et des exercices de respiration.

La métaphore animalière pour parler des surdoués

Dans son album Un zoo extraordinaire, elle développe tout un imaginaire animalier pour parler des enfants surdoués. « J’y parle du caméléon qui se camoufle pour ne pas être vu, de l’ornithorynque qui est rejeté car il est bizarre, de la girafe trop rêveuse, de la carpe qui ne dit pas un mot… », décrit-elle. Elle annonce aussi travailler sur un jeu de cartes des émotions.et un livret de conseils pédagogiques alternatifs pour la prise en charge scolaire des élèves HPI.

Annick Mélin se positionne contre les écoles spécialisées pour les jeunes précoces. Selon elle, leur insertion est « essentielle ». Elle considère qu’ils ont « besoin des autres mais aussi d’être reconnu dans [leur] spécificité » pour grandir.

Retrouvez notre dossier complet sur la scolarité des enfants surdoués

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